On s'habitue au bonheur, mais malheureusement il est éphémère ...On est impuissant. C'est inévitable. Le temps passe, s'écoule, sans aucun arrêt, aucune pause, aucune interruption, aucune trêve, rien, pas même un repos, pour profiter, profiter et s'aimer. Alors on se souvient, on se remémore chaque instant passé ensemble, chaque entrainement, chaque avant-match, chaque match, chaque mi temps, chaque tournoi, chaque sélection, chaque victoire, chaque défaite, chaque panier, chaque passe, chaque équipe, chaque rencontre, chaque coach, chaque joueuse, chaque amitié, chaque complicité, chaque encouragement, chaque cris, chaque larme, chaque joie, chaque éclat de rire, chaque regard chaque engeulade, chaque tensions, tout, le moindre geste, la moindre parole, tout ce qui te rappelle ces instants de bonheur et d'évasion malgré cette pression qui t'as tant fait craquer. Cette passion (l) qui, dans un moment de faiblesse t'as rappelé qui tu étais, et pourquoi; qui t'as permis d'oublier, d'apprendre, de t'exprimer, de te concentrer, et de surpasser, rien qu'un instant, d'effleurer le bonheur. Et puis tu prends conscience que ces années sont derrière toi, et que même si l'avenir t'appelle et t'attends inéluctablement, tu le refuses et luttes, parce que tu ne peux pas y croire, tu ne veux pas y croire, une fin semble improbable, et tu te te raccroches à ce que tu considéreras à jamais comme tes plus belles saisons . Tu comprends alors mélancoliquement ce que Chateaubriand voulait dire, cette expression que tu as tant utilisé sans jamais en saisir vraiment la subtilité, tu comprends, à une échelle minime certes, mais tu comprends, la définition de « Mal du Siècle ».__________________________Basket&Co _♥ " On reconnait le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va .. "